ORCHID AWARD, LE PRIX ORCHIDEE : L’AFRIQUE A L’HONNEUR D’UN PRIX D’ENERGURE MONDIALE
Par Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal/Directeur du Centre d’Etudes Francophones, Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique, Institute of African Studies, Zhejiang Normal University
Source: https://tinganews.com/orchid-award-le-prix-orchidee-lafrique-a-lhonneur-dun-prix-denergure-mondiale/
« Orchid Award », le « Prix Orchid » a été créé en 2022 par China International Communications Group (CICG), un organisme chinois chargé de la communication internationale. Ce prix distingue des personnalités ou institutions étrangères ayant contribué aux échanges culturels entre la Chine et le monde, au dialogue entre les civilisations. Il concerne trois catégories dont le “Lifetime Honorary Award”, le “Outstanding Achievement Award” et le ‘’Friendship Envoy Award’’. Les domaines couverts portent sur diverses disciplines, notamment, la culture, l’éducation, la musique, les sports, la traduction, les médias, la diplomatie culturelle et les échanges culturels et interhumains. Le choix de la fleur orchidée s’avère très symbolique. En effet dans la tradition chinoise, l’Orchidée est la fleur associée à l’élégance, à la noblesse de caractère et à l’intégrité. Les concepteurs du logo du prix qui sont des membres de l’Académie des Arts de Chine en ont aussi fait un symbole de respect mutuel, de dialogue, de coexistence pacifique et harmonieuse. L’évènement Orchidée n’est pas seulement une cérémonie annuelle. Il s’inscrit aussi dans un dispositif plus large de rencontres, de visites culturelles, de débats et de communication internationale. Il est certes jeune, mais il a acquis en peu de temps une envergure mondiale. A l’occasion de sa deuxième édition, le prix a reçu près de 300 candidatures provenant d’environ 80 pays. Trente finalistes ont été retenus avant que dix candidats ne soient désignés comme finalistes. Parmi eux figuraient l’ancienne directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova, l’Orchestre philharmonique de Philadelphie, l’écrivain et journaliste français Maxime Vivas, ainsi que des personnalités d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord.
L’édition de cette année 2026, la troisième, à laquelle j’ai été invité comme membre du jury, a confirmée l’élargissement du champ de la candidature. Trois cent dix-sept (317) candidatures provenant de quatre-vingt-deux (82) pays ont été reçues, soit sept pays de plus que lors de l’édition précédente. Trente (30) candidats issus de vingt-quatre (24) pays ont été retenus pour la phase finale. Le profil des candidats est de haut niveau et de domaines très diversifié : littérature, sport, sciences, conservation du patrimoine culturel, arts, médias, etc… Le prix encourage la promotion du dialogue des cultures, des échanges culturels et interhumains, la compréhension mutuelle, l’apprentissage réciproque, et les valeurs communes de l’humanité, IL demeure en droite ligne de la philosophie de la « Global Civilization Initiative », « l’Initiative de la Civilisation mondiale », lancée par le Président Chinois Xi Jinping. Il s’agit aussi de crée un réseau de relations humaines, facteur de compréhension, de coopération entre les peuples. Il s’avère être un moyen de promouvoir les échanges culturels internationaux, de consolider la construction d’une « Communauté de destin pour l’humanité ». C’est là, l’expression vivace d’une véritable vision de l’avenir de l’humanité. En si peu de temps le prix est devenu un véritable phénomène avec un jury international, comprenant, pour l’édition 2026, vingt-trois (23) membres, experts internationaux issus de neuf pays différents.
Invité en qualité de membre du jury, je suis arrivé à Pékin le 3 Septembre 2026. Le 4 Septembre, nous avons tenu une conférence de presse au cours de laquelle nous avons exprimé notre motivation de prendre part à cet important évènement et répondu aux questions de la presse nationale et internationale. Le 6 septembre 2026, nous (jury international composé de 23 membres) avons procédé à la phase finale de la sélectionné au cours de laquelle sont sorties les dix personnes ou institutions proposées pour recevoir les prix. Les noms des lauréats ne sont toutefois pas encore officiellement annoncés. Ils le seront lors de la cérémonie de remise des prix. Les profils des 30 finalistes sont très diversifiés. On y relève notamment de grandes personnalités de la littérature, des sciences, des sports, des arts, du patrimoine culturel et des échanges culturels d’Afrique (3 candidats Africains), d’Amérique, d’Asie et d’Europe et d’Océanie. L’édition de cette année 2026 a montré que le prix est désormais bien établi. Sa grande portée internationale a aussi été notée par la réception de 317 dossiers reçus provenant de 82 pays. La première sélection a portée sur 30 finalistes dont 3 pour le prix honorifique, 9 pour les réalisations remarquables et 18 pour les « Friendship Envoys ». Cet évènement d’envergure mondiale est devenu un véritable instrument de diplomatie culturelle, un moyen favorisant le dialogue entre les civilisations et les échanges culturels. En mars 2026, les activités de « Orchid Awards » ont été inscrites parmi les grandes orientations du 15ème Plan quinquennal de la gouvernance de la Chine.
A la suite des travaux, nous avons participé avec des candidats internationaux à un voyage culturel dans la province de Shaanxi, à Xi’an et à Hanzhong. Xi’an est aujourd’hui la capitale de la province du Shaanxi, l’une des villes les plus importantes de l’histoire de la Chine. De 618 à 907 la ville, est la capitale de la dynastie Tang et un centre international. Elle constitue l’une des principales portes orientales de la route de la Soie. Sous les Mings, la ville est reconstruite et fortifiée et prend le nom de Xi’an, qui signifie littéralement « paix de l’Ouest ». Depuis 1949, Xi’an est devenue un important centre industriel, universitaire et scientifique. A partir de 1974, la découverte du mausolée de Qin Shi Huang et de son armée de soldats en terre cuite a contribué à faire de la ville une destination touristique et culturelle mondiale. Capitale impériale, carrefour de la route de la Soie, grande métropole moderne, l’histoire de Xi’an couvre plus de trois millénaires. Plusieurs des grandes dynasties chinoises ont gouverné à partir de cette région.
En visitant Hanzhong, on retient que ce nom signifie « la terre centrale des Han ». C’est le berceau de la culture Han, dont le peuple Han (le groupe ethnique le plus important de Chine) tire son identité culturelle. Située dans le sud de la province du Shaanxi, Hanzhong est la localité qui abrite l’origine de la dynastie Han. C’est ici que Liu Bang en a jeté les fondations, donnant ainsi son nom à la dynastie. Hanzhong constitue un habitat important pour une faune rare, notamment l’ibis et le panda géant. Elle conserve d’importantes calligraphies gravées dans la roche datant de l’époque Han, connues sous le nom d’« Inscriptions des treize portes de pierre », des vestiges d’anciennes routes à chemins de planches de bois, ainsi que de nombreux sites historiques liés à la période des « Trois Royaumes », alliant ainsi une histoire riche à un écosystème montagnard unique au monde./.
